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Cinéma et installations

Ma pratique remonte au milieu des années 1980, 1984 précisément, où je m’initie à la programmation sur une calculatrice graphique. J’y découvre un matériau mathématique : quatre courbes – cosinus, sinus, exponentiel et logarithme – capables de se combiner entre elles à l’infini.
L’association de ces courbes en apparence contraires produit des modèles fondés sur l’équilibre, l’harmonie entre le tout et les parties. Ces modèles m’ont donné accès à un monde d’une beauté saisissante, un ciel pur, un bain de lumière qui m’a laissé une empreinte indélébile. Comment en témoigner ?
Ce que j’ai commencé à faire dans mes films en projetant les images à même la peau, je l’ai poursuivi dans les installations en expérimentant les projections sur des matériaux comme les voiles, la résine, l’acier, l’émail et tout dernièrement le verre.
Quel que soit le médium choisi, la direction reste la même. Je m’intéresse au lien entre le palpable et l’impalpable. Il y a quelque chose en nous qui est de l’ordre de l’impalpable. Le corps est la fenêtre la plus sûre pour accéder à cette dimension.